jeudi 25 février 2010

ceci n'est pas une pipe

Non je ne vais pas vous parler de la nouvelle campagne de pub contre le tabac, mais bien de bibliothèques
Je voulais vous faire partager une procédure mise en place par Lully1804 qui explique le principe générique sur son blog mais j'avoue (honte sur moi)  ne pas avoir tout compris.
Il a fallu le nouveau site de l'Enssib pour que je m'intéresse et comprenne enfin quelque chose aux pipes.
Car vous n'etes pas sans savoir que l'Enssib vient de rénover son site et y a introduit de nouvelles rubriques dont une très intéressante : les offres d'emploi (ouverte à toutes les catégories)
Super me direz-vous, oui sauf qu'apparemment ils n'ont pas prévu l'utilisation d'un agrégateur (Netvibes ou autres) donc pas moyen de vous tenir au courant, par fil RSS, des nouvelles offres qui paraissent sur le site et c'est là qu'intervient notre sauveur @Lully1804 expert entre autres en pypes (parait que c'est comme ça qu'il faut l'écrire et le dire pour éviter les blagues graveleuses)


Donc vous récupérer sur le site de l'Enssib l'adresse des offres d'emplois, vous faites un copier :


Puis vous allez à cette adresse et vous faire un coller de l'adresse dans la barre (surligné en jaune ci-dessous),


vous cliquez sur Runpipes et vous obtenez :


et voilà yapuka cliquer sur l'icône correspondant à votre agrégateur ou récupérer le fil RSS et vous recevrez les nouvelles offres directement (à compléter avec biblioemplois)

On dit quoi ? Merci Lully :-)

mercredi 24 février 2010

tribune libre


Le temps d'un post, je laisse les clés du blog à Clément 
(je ne ferais aucune censure mais je pense qu'il va y avoir des représailles
maintenant que je sais ce qui se passe quand on l'envoie 
chercher un simple paquet à la poste ;-)
 
Il était une fois un jeune (et fringant!) bibliothécaire, il aimait les
ballades, les colis mystérieux et toutes les branches de l'administration
publique sans distinction de race, de religion, ou de machine à café.

Un beau jour, profitant d'une plage de travail interne sans taches urgentes
à effectuer, notre héros décide d'aller quérir en la poste voisine un
mystérieux colis fraichement parvenu.

"Youkaïdi youkaïda!" (il était fringant mais doté d'un vocabulaire un rien
désuet) se dit alors notre sympathique bibliothécaire, "cette missive en
main je m'en vais en ballade quérir ce mystérieux colis auprès de cette
merveilleuse administration publique qu'est le service postal."

Notre bibliothécaire se transforma donc en coursier, et une chanson au
lèvres il partit tel Zéphyr chevauchant les ailes du vents (il était content
et empressé quoi, suivez un peu...).
Le voyage, contre toute règle régissant généralement les histoires
commençant par "il était une fois..." se déroula sans encombres.
Arrivé en la demeure des messagers d'Hermès notre
bibliothécaire-coursier-fringant prit alors, passez moi l'expression, dans
la gueule la douloureuse vérité de ses illusions perdues (y va être
vachement déçu le gars).

Le dialogue entre le bibliothécaire-coursier-fringant-aux illusions perdues
et celle que pour des raisons d'anonymat nous appellerons "le Cerbère de
la porte" (ou bien Marie-Christine, c'est vous qui décidez) se déroula à
peu près en ces termes.

Héros : "Bien le bonjour ami fonctionnaire d'une administration publicue que
j'aime tant, je viens par la présente missive quérir un mystérieux colis,
ce qui fait d'ordinaire mon bonheur"

Cerbère de la porte : "de quoi??... vz'allez bien? c'est pour un colis c'est
ça?"

Héros : "Votre perspicacité n'a d'égale que la célérité qui vous est
coutumière chère camarade guichetière et néanmoins sympathique, c'est bien
d'un paquet mystérieux qu'il s'agit"

Cerbère de la porte :"vz'avez le papier? faites voir.... ah ouais mais nan
là s'po possible..."

Héros :"plait-il?"

Cerbère de la porte:"bèh ouais, c'est un chronopost, y a de l'assurance
hyper-importante la dessus, je peux pas prendre le risque de le donner a
un type inconnu... en plus j'comprend rien a ce que vous dites : si ça
s'trouve vous m'insultez et j'm'en rend pas compte."

Héros :"Votre inquiétude bien que mal fondée est toute légitime chère
guichetière et néanmoins consciencieuse, je m'en retourne séant chercher
l'accréditation adéquate"

Cerbère de la porte :"ouais ouais c'est ça, accréditation toi même!"

il s'en retourna donc gros-jean comme devant tel le Zéphyr aux ailes
rognées chevauchant l'amertume.

Il lui fallait donc récupérer quelques passes auprès de sa souveraine.
C'est donc en position de suppliant qu'il exposa à dame Sophie l'objet
de son désarroi.
La discussion se déroula a peu près comme cela :

Héros :"Dame Sophie afin de libérer notre mystérieux colis, qui doit
commencer à s'impatienter (le lecteur impatient lui s'étant déjà enfui au
deuxième paragraphe.), j'aurai besoin sur ce parchemin de votre sceau
ainsi que d'un gage de votre confiance afin d'apaiser la gardienne"

Dame Sophie :"... ça vas pas mieux toi ! Bon, remplace- moi au prêt je
vais chercher une pièce d'identité"

C'est donc muni d'un paraphe officiel, d'un gage sous la forme d'un permis
de charroi (j'adore la coiffe sur la gravure, l'on dirait Mireille Mathieu
jouant à Jeanne d'arc!!) et du sceau de l'établissement qu'il s'en
alla tel Zéphyr sur les ailes de l'espoir en direction des geôles
postales.

La fortune souriant à notre héros il se trouva à négocier la libération du
mystérieux envoi avec le même cerb.... la même guichetière et néanmoins
avenante.

Cerbère de la porte :"encore vous??!"

Héros :"Votre sens de la physionomie vous honore chère amie, en effet je
reviens derechef vous présenter mes lettres de créances afin de récupérer
au plus tôt le mystérieux colis qui est, bien malgré lui, le centre de nos
préoccupations"

Cerbère de la porte :"Moui, m'enfin c'est pas bon ça il fallait le cachet
personnel de votre chef. Celui de la bibliothèque m'en fiche qui me dit
que c'est le vrai?"

Héros :"Mais enfin, chère employée d'une administration que j'admire, me
mettez-vous tel Alexandre face au noeud gordien : à devoir résoudre un
problème insoluble ? dois-je en appeler comme lui autrefois a de l'astuce
mâtinée de violence ?"

Cerbère de la porte :"vous m'faites un peu peur, bon j'vais vous dire: vous
j'aime pas votre tête et puis j'sais toujours pas si vous vous foutez de
ma gueule ! Mais la dame su'l'permis de conduire j'la r'connais, encore que
c'est pas évident avec la coiffure de Mireille Mathieu qu'elle
s'trimballe, n'empêche j'vais vous l'filer votre colis."

Héros :"Votre mansuétude vous honore chère madame et soyez assuré que je
chanterai vos louanges en tout chemin et en tout lieu tel
Dominique-nique-nique s'en allant tout simplement"

Cerbère de la porte :"ouais c'est ça ouais, Dominique toi même!"

Et c'est ainsi trésor en main, qu'il s'en alla vers le soleil couchant
chantant moult louanges enflammés à l'attention de la guichetière et
néanmoins charmante.
Mais le trésor me direz vous, quel en est la teneur pour que tant de
péripéties aient parsemées le chemin de notre héros... est ce une relique
sacrée? est ce un coeur encore palpitant prêt à être greffé? que nenni !! le
contenu s'avéra bien décevant: un placard bien terne appelant à visiter
une exposition à propos d'un écrivain dont le nom m'échappe au moment ou
ces lignes sont écrites. Ce qui valut au Héros de la part de Dame
Sophie la sentence suivante: "tout ça pour ça?!?"

Enfin puisqu'il est de bon ton de terminer pareil récit par une morale,
une seule chose  vient à l'esprit: "la prochaine fois c'est pas Bibi qui
s'y colle!"

mardi 23 février 2010

ca m'enerve

Je dois me rendre prochainement à New-York, mon passeport est encore valable mais les formalités pour se rendre aux Etats-Unis n'étant pas des plus simples, avec notamment un formulaire à remplir en ligne 
J'ai surfé un peu pour voir ce qu'il en était...
Bien m'en a pris car j'ai surtout eu la surprise de constater que, peut être (doux euphémisme), il pourrait y avoir un problème avec mon passeport, j'ai arpenté la toile de long en large, rassurée par les dates données qui faisaient, qu'à une dizaine de jours près j'échappais, au couperet du passeport à refaire.
Sauf que je suis devenue très très méfiante suite à quelques déboires du à ce Ff*$ù^ù de passeport. J'ai décidé, uniquement pour me rassurer, car j'avais pris soin de comparer sous toute les coutures mon passeport avec un "vrai" IRL et  tout y était : indication de la puce sur la couv, 2 lignes de codes sous la photo,... 
J'ai quand même décidé d'en avoir le coeur net et d'aller à la préfecture pour me rassurer définitivement (bin oui j'ai pas l'air mais je suis une grande angoissée).


Alors la préfecture de Rouen (je ne sais pas si c'est comme dans les autres) mais si vous ne venez pas chercher une carte grise ou un titre de séjour, FUYEZ ! 
Vous allez errer, sans trouver personne pour vous aider, dans un bâtiment avec pour toutes indications "aile ouest" ou encore "cour d'honneur" mais pas la moindre indication de leur fonction... 
Bref j'ai fini par me souvenir ou se trouvait le service des passeports, je suis arrivée dans un endroit deserté, par rapport au fourmillement des cartes grises le contraste était saisissant, on aurait cru du Kafka, des salles d'attente vides, des guichets clos où il était indiqué que le service était fermé DEFINITIVEMENT depuis la mise en place des passeports biométriques... 
J'ai failli m'asseoir et pleurer mais j'ai fini par trouver un guichet ouvert où il était écrit qu'il fallait tirer sur la clochette (et la chevillette cherra) une fois, voire deux fois pour appeler (si si je vous jure ! une veille clochette comme dans les contes de fée j'ai même hésité à la faire tintinabuler)... Le son a retenti et résonné jusque dans les culs de basse-fosse au fond des couloirs.
J'ai vu arriver un homme d'un certain âge, un peu voûté, je me demande même si (mais je dois délirer) si il ne portait pas une blouse grise, le Monsieur très gentiment m'a quand même dit d'aller toquer à la porte en bois au fond du couloir. 
Ce que j'ai fait et j'ai attendu, j'ai bien failli clencher mais quand je me suis rendu compte que la porte possédait un "oeil de Moscou" je me suis dit qu'on ne devait pas entrer si facilement. D'ailleurs "On" ne m'a pas fait entrer "On" m'a entretenue dans le couloir ! 
J'ai exposé la raison de ma venue et on m'a expliqué que mon passeport dépassant de 10 jours la date donnée par la préfecture je n'aurais pas le droit à la gratuité pour le refaire.
Ah bon ? je dois le refaire ? OUI mon passeport n'est plus valable, contrairement à ce que j'avais pu lire sur le net!

 
les passeports émis avant juin 2009 ne sont plus valables pour les Etats-Unis ! 

Et ça me met hors de moi : C'est quand même pas compliqué de l'écrire noir sur blanc plutôt que de parler de modèles de passeport "Tina" (ce dont je me contrefiche même si j'avais un chien qui s'appelait comme ça quand j'étais petite...)

de donner des dates qui correspondent à une éventuelle gratuité mais n'ont rien à voir avec la validité et qui ne font qu'embrouiller ! 


 [..."Les passeports délivrés depuis le printemps-été 2006, que l'on avait d'abord crus biométriques, n'étaient qu'électroniques. On vous le faisait remarquer lors de la délivrance, et lorsque vous demandiez : "Mais où se trouve la puce ?", le fonctionnaire prenait un air évasif, comme s'il ne voulait pas vous le dire. Existait-elle vraiment ? Il paraît que oui !...]


Pour moi il s'agit ni plus moins que d'une escroquerie : pendant 3 ans on a distribué des passeports en faisant croire qu'ils étaient biométriques ! 
Pourquoi ne propose-t-on pas la gratuité à TOUTES les personnes victimes et qui se retrouvent OBLIGEES de refaire un passeport ? D'autant plus que les conditions d'entrée aux Etats-Unis ont été modifiées et que ce passeport n'est définitivement plus valable ? 


Jusqu'au bout ce passeport m'aura emmerdé, car à 10 jours près non seulement je dois payer 88€ mais surtout recommencer la précédente galère pour un nouveau passeport alors que l'ancien est toujours valide dans tous les pays du monde ! (bien sur je devrais déjà m'estimer heureuse d'aller à New-York, mais si ça pouvait être un peu plus simple car avec la chance ce n'est que le début de la galère...


#NY

dimanche 21 février 2010

recyclage

Pour continuer sur le recyclage artistique de ces objets familiers devenus inutiles...



créations réalisées par Nick Genrtry 


mercredi 17 février 2010

coup de coeur

En fin d'année les discothécaires bibliothécaires musicaux ont pour habitude de partager leurs coups de coeur de l'année. A chaque fois c'est un veritable feu d'artifice et on ne retrouve que très rarement le même artiste cité plusieurs fois. Or cette année deux noms sont revenus JP Nataf et Benjamin Biolay. Un peu étonnée car Benjamin Biolay serait plutôt à ranger dans la catégorie bobo-trash et ce n'est pas vraiment une catégorie appréciée chez les bibliotéhcaires musicaux
J'avais bien aimé le précédent "trash Yé-Yé" j'ai donc tenté l'écoute de "la superbe", tentée car le personnage a tendance à m'enerver tout comme Jean-Louis Murat.
Sauf que, oui Benjamin Biolay est bien le chanteur du désamour, oui il est le digne successeur de Gainsbourg par son côté horripilant mais "bourré" de talent.
J'ai failli passer à côté de cet album car il se compose de 2 CD et le premier, à mon avis ne présente pas beaucoup d'intérêt, par contre le 2e est une vraie merveille avec des arrangements musicaux superbes (oui je sais les violons ça aide pour la mélancolie)
Les paroles sont superbes, même si les rimes sont parfois un peu pauvres : lui, la nuit, contrairement à d'autres qui mentent et prennent des trains à travers la plaine, il mange des filles aux cheveux oranges...

Certes Benjamin Biolay n'a peut être pas besoin que l'on fasse de la pub pour son album, mais moi quand j'aime je m'en f... et je le dis !

mardi 16 février 2010

Le Louvre

Pas de bibliothéconomie dans ce billet, juste le récit d'une visite au musée pour une ménagère de moins de 50 ans ;-)
Generation Z est fan d'egyptologie, j'ai donc profité des vacances pour l'emmener visiter le Louvre.

Après une visite sur le site la veille du depart, je me suis rendue compte que l'on ne pouvait pas acheter de billets, enfin si on peut, mais il faut soit attendre que le facteur vous les dépose ou bien les faire livrer dans un point de vente, impossible de les imprimer comme c'est de plus en plus le cas pour beaucoup de lieux culturels.
Et donc si vous vous y prenez la veille pour le lendemain, et bien vous aurez le droit de faire la queue en plein vent... glacial
Une fois arrivés sur place j'ai aussi pu constater qu'une partie des salles des antiquités égyptiennes étaient fermées, dommage ! Ils auraient pu l'annoncer sur leur site ?


le département des antiquités egyptiennes est quand même suffisamment fournie pour contenter Generation Z et une mère moyennement motivée par l'Egypte antique.


J'ai quand même appris des choses : je savais que les egyptiens momifiaient les animaux, les chats bien sur :



mais je ne me souvenais pas qu'ils faisaient de même avec les poissons, les crocodiles...


si si c'est un vrai !
Après je ne sais combien de sarcophages, de canopes (des espèces de vasques servant à contenir les viscères ) de statues, de sphinx, de sarcophages...

de momies de vaches, béliers, ...

j'ai voulu montrer à Generation Z la Joconde ! (quelle mauvaise idée) celle-ci est située à l'opposé des antiquités égyptiennes et avec les salles fermées le chemin pour y accéder n'est pas des plus simple (d'ailleurs je trouve la signalétique assez mal fichue) mais nous avons quand même réussi à gagner l'aile des peintures italiennes, passés devant la victoire de Samothrace qui n'a pas déclenché des vagues d'enthousiasme chez Generation Z et nous sommes enfin parvenus dans la salle où se trouvait la Joconde.
Generation Z n'en avait clairement rien à f... et après s'être approchés quand je lui ai donné le signal du départ il est parti si vite que je l'ai perdu dans la foule !
Grosse montée d'angoisse, on n'avait convenu d'aucun plan si il se perdait et retrouver un môme qui mesure 1m10 dans une foule adulte...

Bien sur je l'ai retrouvé et il a eu le droit de se faire eng... Il gardera certainement un très bon souvenir de la Joconde !

Malgré toutes ces émotions, nous ne sommes pas rentrés sans faire un passage à l'Apple store du Carrousel du Louvre (et je ne suis toujours pas convaincue...) ni sans faire un arrêt chez Ladurée et Starbuck et nous sommes restés en admiration devant les vitrines du Printemps dédiées à Alice au pays des merveilles...



ci-contre le modèle dessinée par le défunt Alexander McQueen



Bilan : Generation Z reste fan d'egyptologie, pas moi, et envisage de faire un voyage en Egypte... pas moi ! Bon OK j'avoue j'ai quand même réussi à shopper un très joli sac...

mercredi 3 février 2010

un nouveau président

Et bien voilà ça y est, un nouveau président à la tête de l'ABF et le signe d'une ouverture avec un bibliothécaire qui est aussi de formation discothécaire !


Pascal Wagner nouveau président de l'ABF a même eu la gentillesse de répondre à quelques questions pas très sérieuses ni très bibliothéconomiques et un peu décousues ;-)
Voilà si vous souhaitez en savoir un peu plus sur ce nouveau président a qui l'on souhaite la bienvenue et beaucoup de courage :

Ca fait combien de temps que tu es dans le métier ?


je dirais environ 47 ans : quand j'étais petit, ma mère était bibliothécaire à la B.U. sciences de Montpellier. Certains jeudis, quand elle ne savait que faire de moi, elle m'emmenait, car j'étais un enfant très sage. j'ai donc estampillé mon premier livre vers six ou sept ans...
Plus sérieusement, j'ai passé le CAFB en 1979 (option discothèque), et j'ai fait des vacations à la bibliothèque municipale de Montpellier. Puis, j'y ai été embauché comme sous-bibliothécaire le 15 avril 1981 pour constituer la "Discothèque de prêt".
J'ai quitté la BM de Montpellier en septembre 2000 pour intégrer St Jean de Védas, pour m'occuper du secteur vidéo. Puis Caty Galdin, la première directrice (et géniale conceptrice) de la médiathèque a décidé de partir, et j'ai été nommé directeur.

Et avant ? As-tu toujours voulu être bibliothécaire ?

Non, je voulais être inventeur, réalisateur, architecte, chanteur de rock... Mais bon, il y a un moment où il faut devenir à peu près raisonnable.

As-tu un chat ?

non, au grand désespoir de ma fille cadette. Mais la femme de ma vie n'est pas vraiment emballée par l'idée... Mais j'ai eu une chatte extrêmement prolifique quand j'étais jeune, pendant environ douze ans.

Combien de temps as-tu été discothécaire ? (quand même si tu avais une anecdote croustillante, ce serait bien...)

Dix-neuf ans comme discothécaire. Une des anecdotes les plus croustillantes : j'ai déménagé la discothèque de Montpellier trois fois. La seconde fois, à "Fellini", j'étais en train de régler les pieds de la banque de prêt qui avait été transportée par les déménageurs avec mon "leatherman tool", et j'ai entendu : "Monsieur Wagner n'est pas là ?" "Si, si, il est là, sous la table" . C'étaient Georges Frêche et le DGS de la ville.

Par quoi vas-tu commencer en tant que président de l'ABF ? As-tu un programme ?

Je ne vais pas commencer par quelque chose en particulier, il va falloir tout faire à la fois : congrès, relations internationales et notamment aide à Haïti, Formation Abf, renforcement de l'interassociation tout en préservant la spécificité de l'ABF. Mais il y a le personnel permanent de l'ABF qui est très performant, et puis un bureau qui, j'en suis sûr, va tourner très fort. Le plus connu des autres membres du bureau est Dominique Lahary. On ne risque pas de s'ennuyer.

C'est quoi le web 2.0 pour toi ? (sans regarder wikipedia, comme ça sans réfléchir)

Sans réfléchir ? Les hybrides de l'ABF. Sérieusement, c'est ce qui me vient à l'esprit spontanément. [yesssssssss ! (note de la DLH)]

Question d'un internaute : on reproche à l'ABF de ne pas être très présente sur le web (national et international à l'instar de l'ALA) et sur les réseaux sociaux : comptes-tu y remédier ?

Oui. Du moins pas moi tout seul, mais vous, nous, toi...

et biblio-fr ? ton avis : oui / non / peut être ?

Oui. Les préalables : que le nouveau site de l'ABF tourne rond, qu'on voie qui peut le modérer et comment en fonction de la solution technique retenue parmi les propositions des hybrides, qu'on se cale avec l'ENSSIB et d'autres acteurs de la profession qui ont aussi des projets.

En quoi le fait d'avoir été discothécaire va-t-il avoir une influence sur tes actions ? Vas-tu en tenir compte ou tenter d'en faire abstraction ?

Ça aura forcément des influences sur mes actions. J'ai été vidéothécaire pendant quatre ans, aussi. Ça oblige à voir les choses globalement. Donc, je n'en ferai pas abstraction. Par contre, je sais aussi que la maladie qui consiste à s'enfermer dans sa spécialité comme dans une tour d'ivoire touche parfois quelques discothécaires. Mais pas seulement eux. Je ne pense pas que la polyvalence absolue soit une bonne chose, mais la spécialisation absolue n'est pas non plus une bonne chose. Mais en réalité, l'immense majorité des collègues savent très bien faire la part des choses, pourvu qu'on les laisse un peu respirer et échanger.

Questions bonus :
as-tu un compte twitter ? un compte Face-book ? autre ?


Non, mais je promets d'essayer de me soigner !

C'est quoi ton dernier livre lu ? La dernière musique écoutée ?

Livre : La porte / Magda Szabo. La dernière musique sur laquelle je me suis mis à scatter dans ma cuisine, c'était Coltrane sur FIP, je ne connaissais pas le titre.

(PS : oui je tutoie le président non pas pour faire genre mais parce que je le connais un peu...)
Merci beaucoup Pascal
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