mardi 30 novembre 2010

censure

Une affaire ancienne ?
En décembre 2008, la revue Bibliothèque(s) de l'ABF publiait un numéro consacré à cette thématique. Dans son introduction au dossier, Michel Melot, ancien président du Conseil supérieur des bibliothèques faisait remarquer qu' une des leçons que l'on peut tirer [des censures subies], sur laquelle il est possible d'agir, est l'isolement des bibliothécaires victimes de censures de la part de leurs tutelles."
Pour témoigner de son engagement, qui est celui de tous les bibliothécaires, pour la liberté d’expression, l'ABF (l'Association des Bibliothécaires de France) a décidé de briser cet isolement, de soutenir les auteurs et les professionnels censurés (notamment les collègues de la BDP de la Somme) et de publier le catalogue de l'exposition : 
« Quand les illustrateurs de jeunesse dessinent pour les grands » 
surtitrée pour adultes seulement


25 illustrateurs pour la jeunesse mondialement connus ont été conviés à dessiner « pour les grands », parmi eux : Bachelet, Claveloux, Gauthier, Heitz, Joos, Lemoine, Maja, Nicollet, Ungerer, Zaü, Zullo, auxquel s’est joint Leo Kouper, le grand affichiste auteur de l’affiche d’Emmanuelle et de Le père Noël est une ordure. Ils ont récoltés de nombreux prix, été publiés par les plus grands éditeurs, en France et dans le monde, dans la presse, du Monde au New Yorker, en passant par le Magazine littéraire ou Lire…
L’exposition prévue à la Bibliothèque de prêt de la Somme a été interdite 11 jours avant son vernissage par son commanditaire, le conseil général.
La presse nationale (Le Monde, Libération, Le Nouvel Observateur, Le Canard enchaîné, Art Press, France Inter, France Culture…), ainsi que l’Observatoire de la censure et la Ligue des Droits de l’Homme se sont élevés contre ce cas de censure brutal et stupide.
Une large sélection de l’exposition interdite (31 dessins drôles et émouvants) et les projets d’affiches de Léo Kouper (Emmanuelle) sont précédés d’un historique de l’affaire et suivis d’un éloquent florilège de la presse.
Pascal Wagner, président de l'ABF, en préface au catalogue explique : "En décidant de publier le présent catalogue d'une exposition élaborée par une bibliothèque dans le cadre de ses interventions culturelles et déprogrammée par la tutelle administrative de ladite bibliothèque, l'ABF souhaite émettre un signal à propos du problème récurrent de la censure en bibliothèque - une piqûre de rappel, en quelque sorte."
Chers collègues, chers lecteurs, si vous voulez vous procurer ce catalogue, soutenir le travail de nos collègues, ne pas laisser le silence nous dicter sa loi, dirigez vous directement vers votre libraire ou sur le site de l'ABF. Et, faites connaître ce livre dans votre bibliothèque...
Laissons Michel Melot conclure : " Rien ne sert de se flatter de liberté nationale : l'histoire nous apprend que la censure a une longue histoire en France et que ses formes actuelles s'ancrent dans la tradition d'un pouvoir central fort et d'une administration puissante, qui laissent le citoyen souvent démuni. Tel est le bibliothécaire, sans défense devant une tutelle qui lui dicterait une politique sectaire contraire à ses propres idéaux. Les grands principes ne servent à rien dans une bonne justice"
Pour adultes seulement

80 p., 31 planches quadri, 21x23 cm, sous couverture quadri avec rabats et sous bande rouge : « Couic sur la chose » (Le Canard enchaîné).
Prix : 13 € / ISBN : 978-2-900177-35-8
Diffusion : ABIS, 31, rue de Chabrol – 75010 Paris / Tél. 01 55 33 10 30 / Fax 01 55 33 10 31
Sortie le 20 novembre.

jeudi 25 novembre 2010

inauguration

Quelques photos d'une longue journée et d'une inauguration ou la vedette était un bâtiment :


Et son concepteur :






Rudy Ricciotti

avant-première

C'est le grand jour ce soir si tout va bien j'aurais des photos d'une bibliothèque pensée 3e lieu, en attendant voici celles des travaux, photos qui devraient vous rappeler quelque chose :

Ici aurait du se trouver un piano et un endroit pour se "vautrer"...




mercredi 24 novembre 2010

preambule

Cette semaine sera inaugurée une bibliothèque dont l'architecte n'est autre que Rudy Ricciotti  et en préambule à cette inauguration des photos d'un autre bâtiment qu'il a réalisé à Aix,
le "pavillon noir " port d'attache du ballet Preljocaj :

 


 Aussi noir qu'est blanche la mediathèque, le bâtiment n'est pas sans présenter quelques ressemblances qui n'auront pas échappé à l'oeil perspicace des rouennais. C'est le signe d'une marque de fabrique d'un architecte, tout comme la médiathèque, le pavillon noir dégage une atmosphère et une ambiance très particulière de l'extérieur mais aussi de l'intérieur avec ses immenses plateaux dégagés réservés aux studiox de répétition pour le pavillon noir et réservés aux archives pour le centre culturel Grammont.



 Le ballet a su donner une âme à ce navire espérons qu'il en sera de même pour la bibliothèque...




(Photos prises à Aix dans le cadre des rencontres nationales des bibliothécaires musicaux 2009)


lundi 22 novembre 2010

enfin

Le normand est un peu têtu et je suis normande...
Les macarons et moi c'est devenu une question d'honneur d'autant plus que dans le "Mathiot" il y a a une recette de macarons ! J'ai donc retenté l'experience et....
Ta Daaaaaa :
(roulement de tambours)

Victoire ! 


Bah oui je me suis un peu faite aidée, 
mais bon en même temps le plus dur à faire dans les macarons ce n'est pas la préparation,
et si on suit les astuces indiquées sur l'emballage on va droit au ratage ! 
Les experiences désastreuses précédentes m'ont au moins appris l'essentiel :
le "croûtage" cette étape indispensable 
et les blancs en neige : leur dosage est essentiel et donnera la tenue ou pas à vos macarons !
Fin


dimanche 21 novembre 2010

sachons raison garder

On assiste aux prémices d'une période trouble et sombre du net qui risque d'être une occasion bénite pour enfin censurer cet espace de liberté : on se fait virer de son boulot parce que l'on a critiqué son entreprise sur un espace que l'on pensait public, de plus en plus de cas de harcèlement se font par l'intermédiaire du net...
Les exemples se multiplient et même si personnellement j'ai tendance à penser que tout cela vient essentiellement d'une mauvaise gestion de son identité numérique. mais, je vous l'accorde, c'est un point de vue un peu réducteur et ce n'est pas totalement le sujet de ce post (un peu long)

Je voulais revenir sur les bibliothécaires et la communication (en même temps c'est valable pour toutes les personnes qui commentent), on le savait ça n'est pas leur fort, certes on a fait des progrès mais nous sommes encore très maladroits et on le constate justement avec l'arrivée de la seconde vague de bibliothécaires sur le net. J'appelle "seconde vague" ceux qui s'y mettent maintenant parfois contraints et forcés faute de mieux et peut être aussi parce qu'à force de prêcher on a fini par en convaincre quelques uns... (N'y voyez surtout aucune discrimination d'âge, de technicité ou autres, il s'agit là d'un constat)
La situation fait que faute d'outils de communication dédiés on retrouve de plus de plus de bibliothécaires sur Twitter ou/et Facebook.
Tant mieux ? Oui bien évidemment sauf que l'on assiste à un mélange bizarre entre les profils privés et les profils publics. Je l'ai déjà dit, mais devenir "ami" avec une bibliothèque me gêne pour de multiples raisons déjà évoquées ailleurs, par contre devenir "amie" avec une bibliothécaire oui bien sur.
Mais encore une fois là n'est pas la question, même si on constate une méconnaissance des réseaux sociaux, on ne peut reprocher aux gens "d'essayer" ? Non ce qui est gênant ce sont les comportements que cela génère : Le net est un espace de libre expression, je le répète mais chacun doit savoir modérer ses propos ou réfléchir aux conséquences que ceux-ci peuvent avoir : rien n'est privé, le penser est illusoire !

Pourquoi j'écris cela ? Parce que cela fait plusieurs fois que j'assiste à des échanges "violents" de la part de gens très bien dans les deux cas avec à chaque fois des points de vue intéressants et légitimes.
Le point de départ trouve la plupart du temps son origine dans des commentaires personnels qui expriment un ressenti auxquels répondent d'autres commentaires basés eux sur un point de vue professionnel lui aussi légitime. Ce décalage donne lieu à une incompréhension de part et d'autre que l'absence de modérateur contrairement aux forums ou autres listes ne peut réguler, surtout si la personne à l'origine de l'article/billet/post est elle-même impliquée et ne peut éventuellement jouer ce rôle naturel.

Je n'ai pas de solutions, c'est un risque normal qui naît à chaque fois que l'on découvre ses outils que l'on n'a pas l'habitude d'utiliser et que l'on confond la sphère privée et la sphère professionnelle. Confusion facile à faire lorsque l'on a dans ses contacts famille, collègues, amis (ces deux derniers du fait de notre implication dans nos professions pouvant être les mêmes ;-)
Je n'ai juste aucune envie d'assister à une biblio-frisation de Facebook, je n'ai pas envie que ce soit à nouveau les mêmes qui commentent et les autres qui se taisent parce que untel est cons' ou untel est président de telle association. NON ! 
Chacun est libre de s'exprimer et on doit être capable de s'entendre !
Alors que faire ? 
De manière générale :
- Avant de vous lancer, observer les usages. (ne jamais hésiter à demander conseil)
- La netiquette insiste sur la bienveillance à juste titre : certains sont maladroits et il vaut mieux s'assurer du sens d'un com' avant de s'emporter (et moi la première j'ai tendance à réagir de la sorte mais ces quelques années à traîner sur le net m'ont appris à me modérer)
- Il est d'usage de ne pas reprendre quelqu'un qui fait des fautes : pas d'humiliation !
- Vous vous exprimez bien, vous êtes à l'aise ? C'est bien mais par pitié n'écrasez pas les autres de votre science pour autant.
- Ne jamais s'en prendre aux personnes elle-même mais aux idées développées.
- Réfléchir à sa présence et à ses propos : sans pour autant se censurer, il ne faudrait pas non plus tomber dans l'excès inverse et ne plus rien commenter : il doit y avoir débat c'est sain et formateur !
- On es tous à égalité sur la toile : l'inégalité vient par la suite de la connaissance ou pas des outils. Il n'y a pas de hiérarchie professionnelle sur les réseaux, si elle existe c'est parce qu'elles sont créées par les individus eux-mêmes. Maintenant c'est à vous de mesurer si il est vraiment judicieux d'aller "poker" votre conservateur, mais inversement vous pourrez vous poser vous interroger si votre cons' met des photos de ses vacances à Ibiza ;-)
Et un dernier pavé dans la mare : une des raisons pour lesquelles on trouve de plus en plus de bibliothécaires perdus sur les réseaux sociaux est en partie due à l'absence d'un outil fédérateur avec des règles simples on l'on ne mélangerait pas les deux sphères (je sais je me répète mais quand je vois les dommages collatéraux ça me met hors de moi) 
Mais aussi parce que la plupart de nos associations sont incapables de gérer une identité numérique et par là-même de montrer l'exemple ! (voilà c'est dit !)


vendredi 19 novembre 2010

L'autre pays

... du fromage, certes, mais la Hollande c'est aussi ça :


Enfin pas tout à fait, parce que ça c'est à Toulouse. En fait c'est une idée rapportée par une bibliothécaire de retour d'un voyage professionnel en Hollande.

C'est simple ça coûte pas un sou et c'est génial ! 

Le lecteur enfin prescripteur !

jeudi 18 novembre 2010

3e lieu (suite...

Et certainement pas fin)
Je ne vous réexplique pas ce qu'est la bibliothèque 3e lieu, d'autant plus que certains comme Bibliopathe l'explique eux aussi très bien :


Et d'autres encore, de façon émouvante, façon qui n'est pas sans rappeler la nouvelle vague du cinéma français par ses images, sa musique sobre, loin des paillettes et des strass :



Des fois on aurait envie de s'appeler Isabelle, tout simplement, surtout quand on sait qu'à la mediathèque d'Agneaux : 
" Les gens nous intéressent plus que les livres...Nous les voulons libres. Nous n'avons pas de règlement, pas de quotas de prêt et jamais nous n'envoyons de courriers de rappel. Nous inventons des services au jour le jour. Nous ne voulons pas arriver le matin et savoir de quoi notre journée sera faite. Les Anglais le disent : " You've made my day" : vous avez fait ma journée, vous l'avez rendu bonne. Voilà ce que ces gens nous font en venant tels qu'ils sont" (François Lemarchand, directeur de la mediathèque d'Agneaux) 


Oui vous avez bien lu : pas de règlement, pas de quotas...
Oui Il est là le 3e lieu, et bien là, ancré dans la vie des habitants de cette ville, pour eux rien de nouveau si ce n'est des actions parfois originales et surprenantes :



Mais logiquement :


Et regarder bien l'étiquette de la bouteille de gauche...
Hé oui !

La bibliothèque troisième lieu à la place du bistrot ;-)

Comment pourrait-on appeler cette intuition du bibliothécaire de terrain ?
Le Bibliofiligne
L'art de la divination prescriptive
La sagacité sociale ?

Je ne sais lequel choisir mais toujours est-il qu'une fois de plus on s'aperçoit qu'avant même l'organe le bibliothécaire a créé la fonction 







dimanche 14 novembre 2010

Je n'aurai jamais...

...Un blog cuisine et je ne serais jamais dans le Classement Elle ! Tant pis mais je risque de perdre aussi toutes mes chances de participer au nouveau blog de cuisine rouennaise ;-)
Il faut que je me fasse une raison, mais en même temps je voudrais en profiter pour dénoncer le phénomène actuel qui pousse la ménagère à acheter un tas de gadgets inutiles et hors de prix... Et dédier ce post à tous leurs cobayes :-)

Je vous passe mes tentatives d'espumas au pont l'Eveque et autres mousses aux carambars qui n'avaient de mousse que le nom !
Cela fait plusieurs semaines que je tente d'obtenir mon brevet d'aptitude aux "macarons" et on peut le dire c'est un désastre. Pourtant j'ai tout fait comme il était dit dans les livres achetés exprès et spécialement dédiés à cette nouvelle tendance cuisine branchée.
Il y a arnaque sur ces livres vendus actuellement et cela n'est pas du au seul fait que je sois mauvaise cuisinière. Pour les macarons comment obtenir le macaron identique à la couleur de la photo quand les seuls ingrédients sont du blanc d'oeuf , du sucre glace et de la poudre d'amandes ?


Je ne parle pas du rose de ces macarons, rose obtenu grâce aux colorants achetés exprès et bien entendu vendus par lots même si vous n'avez besoin que d'une couleur, rose qui n'aura pas survécu à la cuisson  :

oui dessous ce sont ceux du dessus : 
(la couleur en moins )

Après l'échec des macarons, Generation Y et moi avons décidé de tenter les "cupcakes", ces petits gateaux à la mode : une nouvelle fois achat du livre qui va bien et des accessoires indispensables. Pour la première recette ça s'est à peu près bien passée. Par contre si les gâteaux étaient plutôt bons j'ai eu peur aux dents de mes invités avec ces perles. Sur le moment j'avais hésité à en mettre tant ça me rappelait ces petites perles argentées qu'on trouvait parmi les dragées autrefois : ces trucs sans goûts et durs comme la pierre. Comme de fait je peux vous le confirmer ce sont bien les mêmes !


Et cette semaine, Generation Y a voulu tenter les cupcakes aux Snickers ! J'aurais du me méfier, une nouvelle fois et surtout regarder attentivement la photo car il y a un problème : les Snickers vendus en France ne sont pas les mêmes que ceux pris en photo.
Ca devient un problème quand le Snickers français qui fait le double de celui pris en photo bourré de noisettes et de caramel dur doit être mélangé avec les autres ingrédients au mixer sans les faire fondre.
Las ! mon robot a partagé mon angoisse et a tellement peiné qu'il a failli prendre feu !
Je suis arrivée dans la cuisine au moment ou la fumée s'échappait du moteur ! Si je n'avais pas été là Generation Y mettait le feu à la maison !

Donc c'est décidé, j'arrête là cette pù*$ù*$ de cuisine bobo pour revenir à des valeurs sures :


Avec quand même dans les dommages collatéraux un robot qui n'avait que 15 ans !

vendredi 12 novembre 2010

Tindersticks

J'ai testé pour vous : un concert rock dans une salle dédiée habituellement à l'opéra ou à la musique orchestrale. Et puis surtout l'occasion de voire enfin un groupe myhtique les Tindersticks et LA voix de Stuart Staples !

Tout d'abord on nous a laissé un peu croupir devant l'entrée alors que la tempête faisait rage ! 
Ensuite l'habitude a fait que lorsque les portes se sont ouvertes j'ai présenté mon billet et nonobstant le vestiaire j'ai cherché l'accès à la salle. Résultat il paraîtrait qu'on a pris les issues de secours et que l'on avait pas à être déjà dans la salle (surtout au premier rang ;-)
On nous a donc demandé poliment mais fermement de ressortir pour d'obscures raisons de sécurité, j'ai quand même laissé mon manteau histoire de ne pas perdre l'avantage de cette place vraiment bien située.

C'était la première fois que j'assistais à un concert rock confortablement assise (OK les "Tinderstick" en même temps c'est pas des violents).
L'endroit plutôt intimidant se prêtait bien à ce concert, sauf que plus je vieillis plus j'aime mon confort certes, mais plus je deviens difficile aussi et ce que j'admets dans un concert pendant un festival je ne le supporte plus pour des vieux routards très bons musiciens qui jouent dans une scène à l'accoustique plus que correcte. J'ai donc été très gênée par le bourdonnement d'un ampli qui faisait perdre énormément à la clarté du son. Je vais pas chipoter mais ça a été gênant sur une ou deux chansons sinon le reste du concert a été superbe, quoique un peu froid quand même... Peut être parce que pendant des années à écouter ce groupe avec leurs pochettes de CD si joliment illustrées je m'étais forgée un univers trop personnel.

Des photos médiocres faute d'appareil correct
Moins serieusement  :
- Etre assis ça va 5min, je serai bien aller danser me dandiner quand même.
- Les Tindersticks ont eux aussi un peu vieilli, oui je le dis tant pis : j'ai été un peu déçue par le "plus grand groupe rock du monde" : Je m'attendais à ce que Stuart Staples jette la serviette avec laquelle il s'était épongé dans la foule en délire debout sur les sièges en velours...
- Beaucoup de bibliothécaires au m² dans ces lieux j'en ai dénombré au moins 6 plus moi 7 !
- J'ai pas acheté de CD puisque je peux les emprunter dans une bibliothèque mais j'ai craqué pour un 45 tours ;-)

dimanche 7 novembre 2010

quand un disco rencontre un autre disco

... Virtuellement, de quoi parlent-ils ? De musique bien sur et c'est... absolument passionnant !

Depuis quelques temps j'ai mis les mains dans le cambouis de Facebook pour tenter de bien comprendre les tenants et les aboutissants de ce réseau. J'ai commencé par créer quelques groupes et aussi des pages pour me rendre compte que très vite on atteint les limites de la chose : je n'imagine même pas si on veut utiliser Facebook de façon institutionnelle en gérant plusieurs comptes c'est quasiment mission impossible !
Bref si Facebook se révèle être un outil franchement pas ergonomique des qu'on veut faire un peu plus que mettre à jour son statut (mise à jour d'ailleurs très aléatoire ) C'est un espace incroyable de découvertes !
Des décpouvertes qui n'ont rien à voir avec l'outil mais bien avec les personnes (une fois de plus) :
Les discothécaires sont des gens passionnés et friands de nouvelles découvertes mais ce qui est assez extraordinaire, c'est que ce qu'ils font avec les usagers de la bibliothèque et qu'on appelle de la médiation ils le font tout naturellement entre eux et c'est très très formateur. Il suffit parfois de suivre les commentaires d'une conversation pour avoir une mini-formation sur un courant musical ou la biographie d'un groupe avec les liens et les morceaux à écouter :


Un exemple parmi d'autres qui se révèle à la lecture des 23 commentaires !
Vous voulez en savoir plus sur l'utilisation du saxo dans le rock ?



Le tout sans aucun préjugé, avec l'humilité de gens qui ont déjà une grande culture musicale mais sont toujours prêts à l'enrichir et à... Partager 


Cet exemple n'est qu'un parmi beaucoup d'autres, voilà une des raisons pour lesquelles les bibliothécaires ont leur place sur la toile !

mercredi 3 novembre 2010

rencontre du 3e lieu

Sauve qui peut : on veut transformer nos bibliothèques en bistrots !

Bon d'accord j'exagère, mais à peine, car depuis quelques temps fleurissent sur les lèvres, les tweets ou les posts ce terme de "Bibliothèques 3e lieu" (et les journées d'étude qui vont bien commencent à fleurir). Certains se jettent dessus comme la misère sur le monde voyant dans ce nouveau concept une planche de salut face à la sinistre augure que dans quelques années seules resteront les bibliothèque patrimoniales.

Au fait c'est quoi le 3e lieu ? Tout d'abord d'après Ray Oldenburg le premier lieu serait le foyer, le second le travail et le troisième lieu celui de la socialisation, de la communauté, bref l'endroit ou l'on peut se réunir et échanger d'ou ce qui vient immédiatement à l'esprit : le café ! 
(Ce concept daterait des années 80, même si on a l'impression qu'il a toujours existé, d'accord avant il y avait le café ET l'église) C'est un concept qui vient d'outre atlantique et se développe notamment en Angleterre et en Europe du Nord (je me demande d'ailleurs dans quelle mesure notre définition du bistrot par rapport au pub n'aide pas au développement de cette idée en France ;-)


Cela fait longtemps que les augures nous annonçait ce rapprochement, on savait déjà en interrogeant la pythie Google à propos de l'ABF qu'elle nous répondrait : "association des barmen français" ! De même régulièrement tombent dans nos readers pour la requête "discothécaires" des résultats liés aux boîtes de nuit ! Et tout bon discothécaire a déjà eu droit à : "Tu es serveu(r)se dans une boîte de nuit ?"
Donc la bibliothèque comme bistrot 3e lieu avait un petit air de déjà lu.

Je caricature à dessein ce 3e lieu, car non la bibliothèque ce n'est pas le bar-tabac-PMU de la rue des martyrs. Bah nan ! Faut pas mélanger les torchons et les serviettes et comme le dit Daniel Bourrion au troquet on peut lire et boire, à la bibliothèque on peut lire et... Pas boire ! Même si un architecte lors de la construction d'une médiathèque disait (avé l'assent) : "dans une bibliothèque on doit pouvoir boire, fumer et b...
Alors quoi tout le monde le penserait sauf les bibliothécaires ?
Pourquoi pas ? Mais faudrait quand même pas que ce soit l'argument de plus pour désorganiser et piétiner les quelques missions que l'on tente de justifier faute de la légitimité qu'aurait pu poser une loi sur les bibliothèques et finir par saouler noyer les bibliothécaires qui tentent de s'accrocher en portant à bout de bras cette mission souveraine que reste l'accès à la culture. La période est trouble, on manque de repères ne nous jetons pas sur ce qui ressemble à une vague planche d'un futur hypothétique, essayons de construire du plus solide.

Tout le monde sait que les bibliothèques si elles sont bien le lieu de la mixité comme l'a montré l'enquête du CREDOC, elles ne sont absolument pas reconnues, à l'heure actuelle par une majorité de personnes, comme lieu communautaire ou comme lieu ou l'on échange (chuuuuuuuuuuut ! allez échanger dehors vous faites trop de bruit ;-). A lire un peu partout on a l'impression que les bibliothèques sont le lieu idéal pour faire des rencontres... (A part dans la mienne qui doit être un cas à part, j'aimerais bien voir des amours, des amitiés prendre naissance à la bibliothèque mais en 20 ans j'ai jamais vu...)


Je suis donc très partagée sur cette notion de 3e lieu, même si je l'avoue j'ai un peu envie d'y croire (parce que moi aussi je suis un peu perdue) : avoir une communauté (ouverte) qui se retrouve à la bibliothèque qui vit, qui échange ... Mais qui ne viendrait pas QUE parce qu'elle pense trouver un café, une assistante sociale ou un relais ANPE comme dans les IDEA store anglais, non une communauté qui se constituerait autour d'un vrai objectif culturel.... (Soupir)


Ceci était un billet de (mauvaise) humeur un peu écrit sous le coup de l'énervement, peut être que demain je ne jurerais plus que par ce 3e lieu...

lundi 1 novembre 2010

atmosphère blogosphèrique

Catégorie : mouvement d'humeur et post méchant !


Le net vous fait faire parfois des choses que vous n'auriez jamais imaginé, parfois ça a du bon... Mais pas toujours : Vendredi soir j'ai coupé le net pour aller bouquiner parce c'était trop, j'adore les live-tweet (comprenez les commentaires en live d'émissions TV ou autres évènement sur Twitter) 
Mais vendredi TF1 touchait le fond en présentant une émission tellement nauséabonde que même le Live-tweet ne pouvait en faire ressortir quoi que ce soit de positif.
Bon je digresse car critiquer TF1 n'est pas le but de ce post, non aujourd'hui il s'agit de critiquer la blogosphère et plus précisément la blogosphère féminine putassière (non non vous précipitez pas je ne donne aucun nom ;-).
Quand je disais que le net pousse à tout, j'envisageais par là ma lecture du Figaro de ce Week end !
Oui j'ai lu le Figaro magazine ! 
Au départ je ne voulais lire qu'un article et c'est toujours comme ça on vous colle un magazine dans les mains et vous vous retrouvez à le feuilleter et à lire la chronique du puant Eric Zemmour ! Beurk !
Bref, la lecture de ce magazine faisait suite au buzz de l'article "les nouvelles stars du net" Autant le dire tout de suite je m'attendais à pire, mais j'ai trouvé l'article intéressant, certes je n'y ai rien appris mais maintenant je me pose une question :
la blogosphère est-elle majoritairement de droite ? 
Car à lire les classements donnés par le Fig'mag seuls 2 blogs de politiciens de gauche sont dans les 10 premiers et à des positions plutôt minables (Entendons nous bien, je ne fais pas de politique, je m'interroge c'est tout ! J'avais juste l'impression que c'était le contraire ;-)
Telle que nous la décrit le fig'mag la blogosphère est donc à droite et composée majoritairement de blogs de filles. Exceptés bien sur quelques figures marquantes : Jean-Luc Raymond, Korben,... En même temps je comprends que :
Korben en première page du Fig'mag c'eut été moins vendeur que Marion ! 

Cet article est arrivé juste après la diffusion sur M6 d'un "dîner presque parfait" spéciales blogueuses et aussi après les défilés de présentation de la nouvelle saison. Et tout comme d'autres, je sature de ces modasses qui pleurnichent pour avoir la cape numérotée de ...Tûûûût.
Cette mauvaise atmosphère me fait penser aux début de la blogosphère et à certains blogs coutures, scrapbooking, ... que je lisais à l'époque mais qui finissaient ethnocentrés sur leurs communauté SWAP sans aucune ouverture d'esprit, tendance que l'on retrouve à l'heure actuelle dans la blogosphère livres avec l'inflation des "défis lectures" qui génère là aussi un ethnocentrisme fort dommageable à la communauté.

Le danger de tout cela ? Donner une vision réductrice de la blogosphère féminine en la réduisant à des blogs de mamans ou de modasses et en oubliant toutes les autres vraiment engagées dont le contenu non dénués d'humour présentent de vrais faits et problèmes de société. (un article à lire sur le sujet trouvé par @insulaDulcamara)
Mais pourquoi je les suis, allez-vous me dire ? Parce que je m'intéresse à la mode et au départ elles étaient plutôt marrantes avant d'attraper le melon et de devenir horripilantes, je les ai donc mises dans mon Netvibes, Greader, ... et followées sur Twitter, sauf qu'au jour d'aujourd'hui faire du nettoyage dans tous ces readers me prendraient plusieurs jours... Alors comme d'hab' je râle et je critique ;-)

Et pour faire genre la photo les "genoux en dedans" qui va bien :


Ah oui j'oubliais l'autre photo caractéristique de ces blogs le "lolcat" :


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