dimanche 26 août 2012

c'est la rentrée

Le temps, l'envie... Tout cela me fait défaut ces temps-ci, surtout en ce qui concerne ma matière préférée la "bibliothéconomie", même si pendant mes vacances je ne peux m'empêcher d'aller jeter un oeil aux bibliothèques que je croise :

Cependant, de moins en moins la prose relative aux bibliothèques ne m'intéresse, ça va paraître prétentieux, mais j'ai l'impression d'avoir fait le tour, que l'on tourne en rond : toujours les mêmes sujets qui reviennent accompagnés, hélas, de toujours les mêmes poncifs. Vraiment ça m'ennuie (pour rester polie) et j'ai souvent envie de jouer les trolls* dans certaines discussions... (Oui ce n'est pas bon signe).
Mais, honnêtement, quoi de neuf depuis 10 ans en bib ? Je ne parle pas des gadgets pseudotechnologiques qui vont comme les cassettes Betacam finir dans nos réserves, non de vrais changements philosophiques qui nous permettraient de garder foi en notre profession ? Vous allez me répondre la médiation, le public, le 3e lieu... Certes mais ou est la nouveauté ? Cela se fait depuis de nombreuses années dans de nombreuses bibliothèques, certainement sur des structures de petites tailles qui n'ont jamais perdu le contact avec leur public (parce qu'elles ne le méprisent pas) contrairement aux grands paquebots des années 80 totalement déshumanisés mais devenus les exemples à suivre ?
Alors quoi faire ? Je ne prône pas l'inaction non, les plus intelligents ont déjà fait la part des choses pour récupérer ce qui valait la peine de l'être dans tout ce fatras : servir le café à la bib oui ! devenir serveuse non !
Aujourd'hui nous avons perdu nos valeurs, parfois nos envies, la culture n'est plus qu'un lointain souvenir
et même un mauvais souvenir puisque plus personne n'ose avouer un penchant pour elle (tout comme le féminisme) : c'est mal vu !  Les budgets baissent, c'est la crise, revenons à des valeurs sûres : le livre ou jetons-nous sur son ersatz technologique, quitte à perdre les derniers lecteurs que nous avons qui viennent tester chez nous ce nouveau support avant d'en acheter un (Heureusement il est tellement onéreux et compliqué d'y installer des livres récents que l'on peut prédire à ce support un avenir limité)
Je milite pour revaloriser l'image des bibliothèques et des bibliothécaires, moderniser la bibliothèque oui mais sans y perdre mon âme et je me dis de plus en plus que je fais fausse route : la vérité est ailleurs ;-)
Mais je ne sais pas où, alors je vais attendre encore un peu en espérant ne pas jouer un mauvais Beckett.
Voilà c'est la rentrée !



* Peut être parce que je suis choquée de ce qui se dit parfois sur certain réseau social ? 

3 commentaires:

Michèle H a dit…

Quand j'ai passé l'oral du concours de bib, l'an dernier, j'ai exactement eu ce sentiment de fausse route et de faux problème face aux questions qu'on me posait ... en plein entretien ça s'est vu , mais ce n'est pas bien grave. Je continue à y croire et à me dire comme toi que c'est dans les petites structures que se joue notre avenir (ou en tout cas une issue possible)
Au plaisir de te lire encore : tu es notre grain sable préféré.

liberlibri a dit…

Je crois que ce billet, j'aurais pu l'écrire !
Même sensation de lassitude que toi face à un discours qui s'auto-alimente et n'avance pas et face à des gadgets technologiques agités pour cacher le manque cruel de vrais moyens techniques derrière.
Merci pour ce billet qui me fait me sentir moins seule :-)

Angie a dit…

Peut être parce que je viens de quitter une petite structure pour un gros paquebot... Ou juste parce que c'est toujours pareil ... J'ai exactement ce même sentiment ! Ca fait du bien de lire celà. Merci !