mardi 31 janvier 2012

interlude

En attendant un éventuel billet sur le stage "d'observation en milieu professionnel" de Generation Y 
quelques photos...

Un peu de campex (faute d'Urbex)

du lolcat bien sur

et des poules à pattes d'éph'

jeudi 26 janvier 2012

Pourquoi j'arrive en retard au travail

Le soir quand je rentre je pose mon sac...

Oui ceci est un sac, c'est même un Lollipop 
Certes il est énorme et il pèse une tonne
mais je l'ai depuis quelques années 
et chaque hiver c'est un bonheur de le ressortir
Même Génération Y louche dessus !

Le matin quand je pars je prends mon sac...


Sauf que des fois ce n'est pas si simple que ça...


Bon d'accord mon excuse est complètement bidon...


mercredi 25 janvier 2012

sorry

Vous avez des excuses à présenter à votre amoureuse ?

Et bien dans ma grande bonté je vais vous aider 


 je vous donne un tuyau



Par contre oui, un mot d'excuse 
sponsorisé par OB  faut assumer ;-)

Via PR dit l'ours des Pyrénées qui se reconnaitra si il passe par là : tes excuses sont acceptées ;-)

mardi 24 janvier 2012

Comment chosir un instrument de musique

La réponse m'est parvenu du fin fond des Pyrénées
Bon elle est en anglais mais même moi j'ai compris ;-)

Et sinon une autre carte un peu plus sérieuse :


Il s’agit d’une carte dynamique visualisant l’évolution de la musique (essentiellement noire américaine) depuis 1800 et jusqu’à nos jours, elle peut prêter à contestation mais reste cependant intéressante 


lundi 23 janvier 2012

Mon amie la rose

Cet automne je n'ai pas taillé mon rosier, de temps en temps j'aime bien expérimenter et surtout ça me navre de couper des bourgeons sous prétexte que c'est bientôt l'hiver, j'ai donc laissé des bourgeons les surveillant du coin de l'oeil, pensant qu'ils étaient en train de se figer et bien non !
Surprise ce matin de janvier :
Et j'ai enfin réussi ce à quoi je m'essaie depuis plusieurs semaines : un premier plan net et un arrière plan flou ! Victoire !  

Mais la rose n'est pas la seule à se tromper de saison :

Si j'ai à nouveau réussi "premier plan net et arrière plan flou", la netteté de la jonquille est ratée 
Voilà c'était ma minute Nicolas le jardinier, tiens d'ailleurs y'a pas son équivalent féminin ?

Addenda et mémo à moi-même : la technique du "premier plan net/ arrière plan flou" s'appelle : Bokeh (merci aux twitteurs)

dimanche 22 janvier 2012

too much class

Et toujours le nez dans les photos, sauf que cette fois j'étais invitée à un shooting par "Too much class"

j'avoue que la perspective ne m'enthousiasmait guère, car je ne m'aime pas en photo, mais la curiosité fut la plus forte : participer à un shooting dans un muséum d'histoire naturelle vide de tous visiteurs :
Trop classe !
Et ce type de performance trop rare sur Rouen pour la rater !


Je partage exactement les mêmes impressions que Michel Perdrial, sauf qu'en plus je me suis perdue dans le museum.... Et seule parmi toutes ces bêtes naturalisées...


et tout ce silence
juste le bruit des talons sur le parquet...


J'ai fini par trouver 
et tomber enfin sur des têtes connues ou pas 
(ce qui m'a permis de mettre des visages sur des twitteurs et facebookiens connus :-)


Mais surtout la bonne nouvelle c'est que les photos se feraient masquée !



J'ai hésité avec la girafe... Sophie... la girafe... tout ça... mais bon ça fait 46 ans que je me la traîne, j'ai donc coupé les ponts et choisi un adorable ours polaire avec du poil sur les oreilles !
Et le résultat grâce à Marie-Hélène Labat :


Allez avouer un ours polaire en Doc Martens dans un museum d'histoire naturelle !
Vous en avez déjà croisé beaucoup ?

Merci à Véronique pour cette invitation, à Claude pour le making off 
et à Marie-Hélène Labat pour l'avoir immortalisé 
très chouette souvenir !
Et plein d'autres photos vraiment très belles sur la page Facebook



mardi 17 janvier 2012

paris point de vue fashion

Aller à Paris pour une réunion fixée en pleine période de soldes ! Waouhhhhhh !
Dans la réalité ça a donné une journée passée en sous-sol dans l'équivalent d'un réfrigérateur. 
A la fin de la réunion j'ai donc filé dans les grands magasins hausmanniens juste pour me réchauffer un peu bien sur :-)

En fait j'avais prévu d'aller tester la cabine photomaton Harcourt :
 

Le principe : faire des photos "comme" dans les studios Harcourt avec le même type d'éclairage, jolie gageure non ? Donc après avoir farfouillé la veille sur le net en cherchant mes billets de train, j'ai découvert qu'il y avait 2 cabines installées à Paris dont une au 3e étage du Printemps Hausmann.  
Armée de cette info je suis donc arrivée devant les 3 Printemps en me disant que si je devais explorer chaque 3e étage, j'aurais du mal à ne pas rater mon train. En même temps je pensais aussi que tout le monde devait connaître l'existence de cette cabine ! 
Sûre de moi je suis donc allée voir le vigile à l'entrée qui m'a regardée comme une extra-terrestre, me soutenant que je devais confondre avec les Galeries Lafayette ! Bin voyons ! Nan mais puisqu'elle te dit la Dame que c'est ici et au 3e étage... A bout d'arguments il m'a donc laché une info que si ce n'était pas le bon bâtiment il y avait une passerelle qui reliait le suivant ! Ah quand même !

Bien sur j'ai du emprunter la passerelle et me suis retrouvée au 3e étage du 3e magasin au rayon femmes... Pendant les soldes ! Autant dire en pleine hystérie, Bref j'ai fini par trouver une vendeuse aimable qui m'a indiqué que, peut être, si elle était encore là, ou la trouver. Après avoir réussi non sans mal à éviter de me faire piétiner j'ai fini par la trouver.
Je m'attendais à une file d'attente phénoménale comme au magasin Free ces jours-ci. Mais non pas du tout, cependant le rideau en velours rouge était tiré et je distinguais 4 pieds au sol et pas dans le même sens ;-) des pieds chaussés de baskets m'indiquant que le total des 4 pieds ne devaient pas dépasser 40 ans !
J'ai donc patiemment attendu (en fait je n'ai aucune patience je battais donc la mesure avec mon pied d'une manière qui m'aurait agacé si j'avais été à l'intérieur ;-) j'ai donc fini par voir sortir 2 ados ébouriffés m'indiquant que l'appareil ne prenait plus les billets ! 
Et M... aller faire de la monnaie sur 10€ au Printemps Hausmann un jour de soldes ! 
Oui galère en perspective et galère il y eut !
je commençais par demander à une vendeuse à proximité de la cabine
 qui m'envoya vers une autre vendeuse 
qui elle-même me renvoya vers une autre
 en me demandant qui m'avait envoyé vers elle 
parce qu'elle n'avait pas à le faire... 
Ambiance !
Donc après 5min 1/4 d'heure et 6 pièces plus tard :

J'étais dans la place, éblouie et suant sous les sunlights, autant dire que j'avais mis toutes les chances de réussite des photos de mon côté !


J'ai eu mes photos Harcourt après plusieurs tentatives de pose qui n'auront jamais réussi à me faire ressembler à Michèle Morgan (oui c'est certainement parce que elle est blonde ;-) 

Pour me consoler au retour je me suis arrêtée chez Ladurée, ou le nouveau macaron guimauve est à tomber et celui à la fleur d'oranger toujours aussi bon !
oui même le chat est dubitatif ;-)


Paris point de vue discothéconomique

Lundi un petit aller-retour rapide à Paris pour une réunion de discothécaires afin de préparer le grand haka qui aura lieu

La réunion se tenait dans la mediathèque musicale de Paris haut lieu mythique pour tout discothécaires qui se respecte ;-)
Edition de 1910 un des plus vieux disques de la MMP

Avec la présence de deux présidents ! oui rien que ça ;-)


Des gens sympas, du soleil, des soldes, bref une journée de rêve 
...

oui je vous l'accorde ça manque de couleurs ;-)

mercredi 4 janvier 2012

petrole, bleus à l'ame

un post sans bibliothéconomie dedans, si ce n'est que je connais une bibliothécaire bientôt au chômage ! Un billet avec des couilles (désolée c'est le terme que je trouvais le plus adéquat ;-) et peut être un peu long à lire...

Vous pensez que je passe mon temps à vous raconter ma vie ? Non non détrompez-vous je tentais de garder étanche certains cloisonnements qui ont commencé à se fissurer lors du vote d'Archimag ou j'ai découvert qu'Eric Besson en plus d'être une personnalité de l'info-doc allait bientôt devenir un centre d'intérêt dans ma vie privée tout comme les 20h de TF1 et de France 2 ! Oui je sais ça fait peur :-(
Donc pour une fois je vais vous parler de ma vraie vie de housewife totalement desespérée !

Je ne vais pas remonter à ma tendre enfance mais juste à mon adolescence urbaine.
J'ai grandi entre Rhone Poulenc, la RNUR et sa fonderie (à prononcer avec l'accent elbeuvien qui lui donne toute sa saveur ;-) et les raffineries.

Raffineries, dont vous n'imaginerez jamais l'influence, quand ado, vous montiez sur les hauteurs de la vallée de la Seine à la nuit tombée pour admirer le paysage qui vous transportait à New York, enfin c'est comme ça qu'on l'imaginait en regardant les cheminées illuminées, et j'avoue après avoir vu New York que finalement c'était assez ressemblant. Sauf qu'il n'y avait pas la R5 et son auto-radio à fond diffusant "Stairway to heaven" (minutieusement enregistré sur LA cassette qu'on avait avec soi en permanence) pendant qu'on fumait des pétards qu'on s'extasiait devant la beauté du paysage.


J'ai même débuté ma carrière de bibliothécaire dans une ville ou le pétrole et la TPI donnait des budgets qui  faisaient de nous les rois.. du pétrole. Sauf que dans une petite ville au fond du pays de Caux ou le tiercé reste l'activité principale, la culture et le sport pourtant quasiment gratuit était finalement réservée à une petite élite....
Bref, foin de ces considérations bibliothéconomiques, c'était l'époque de la R5 et, si vous vous souvenez, aussi des shampoing Petrole Hahn, une époque ou l'on pouvait encore penser que le pétrole soignait ! Qui n'a pas connu les shampooings au goudron et leur odeur caractéristique (j'adorais cette odeur, tout comme j'adore l'odeur du white spirit, oui je sais...;-)


A l'époque l'écologie, le développement durable...  C'était pour nous associé aux doux rêveurs partis élever leurs chèvres sur le plateau des millevaches et dont on n'entendait plus beaucoup parler.
On entrait dans ces industries quasiment de père en fils, comme ça avait été le cas le siècle précédent avec les filatures chez qui, inversement, on entrait de mère en fille.
L'avenir c'était de rencontrer un prince charmant un mec qui travaillait à la "Shell" ou à la RNUR et d'arrêter de bosser (si on avait eu le temps de commencer) pour élever les mômes (non, non ! Je caricature à peine ;-) les salaires permettant, en effet, de vivre à 4, voire plus sans problèmes.
En même temps il n'était pas rare de voir les "hommes" rentraient à 7h du mat', après un quart de nuit, sur la "bleue", avec la "maïs" et le "bol" réglementaire pour enchaîner après un café/calva une journée à s'occuper des bêtes et des cultures ! Certains faisaient des dizaines de kilomètres en mobylette après une nuit de travail avec parfois une surprise dans les sacoches : un chaton dans le meilleur des cas, mais parfois un marcassin sauvé d'une mort certaine parce que tombé dans une cuve vide.... Peut être aussi pour faire oublier les Noëls passés sans eux ? (Non ce n'est pas pour ça que je n'aime pas Noël ! ;-)
On m'a encore, récemment, narré le sauvetage d'un petit lapin pris dans le courant d'une évacuation d'eau de pluie, incapable de remonter le courant pour regagner une rive hypothétique et sauvé par un sentimental qui lui a jeté une gamelle pour qu'il s'y réfugie ! (NDLH : On pourra noter aussi au fil du temps l'évolution entre ceux qui posaient des collets pour attraper des garennes dans les parcs de stockage et ceux qui aujourd'hui pleurent quasiment parce qu'au cours d'une ronde ils n'ont pu éviter le lapin ébloui par les phares de la voiture de service ;-)

Et puis est arrivé le premier choc pétrolier, ou l'on a commencé a avoir des idées au lieu d'avoir du pétrole.
Cependant le raffinage tout comme l'industrie automobile et quelques autres industries, aujourd'hui totalement déconsidérées continuaient à être les principales sources d'emploi de la région.
On continuait à faire des projets, à faire rêver les enfants avec des lapins ou des chats et les fameux marcassins, je me suis battue encore récemment contre le reste de la maison qui ne comprenait pas pourquoi je ne voulais pas de ce futur cochon sauvage si adorable !
Alors c'est vrai on vit dans des zones classées Seveso, on sait que peu se mobiliseront pour défendre les fermetures de ces entreprises parce qu'elles puent, parce qu'elles ont pollué, parce qu'elles sont des verrues dans le paysage urbain. Il vaut mieux aller construire au Qatar ou l'on peut recommencer à polluer sans vergogne, à exploiter un autre catégorie de main d'oeuvre et balayer tous les combats qui ont permis des acquis sociaux, de faire évoluer les mentalités et les normes environnementales... Et incidemment d'augmenter les coûts de production.
Grâce à elles, je me suis construite, j'ai des souvenirs d'humanité qui ont bercé ma jeunesse et sont à jamais gravés dans ma mémoire, au point que pour moi aujourd'hui le mot grève veut systématiquement dire manifestation et défilé dans la rue !
Défilés joyeux sous couvert des gros bras des industries locales, avec lesquels on se sentait invincibles et prêts à révolutionner la terre entière, des défilés ou on emmenait les enfants qui trouvaient que l'on marchait trop, que ça faisait trop de bruit mais qui aujourd'hui sont prêts à prendre la relève....
Enfin si ils en ont un jour la possibilité, si on ne leur laisse pas un pays sans avenir, sans âme, sans aucune perspective de défendre autre chose que leur survie !


et comme un mauvais clin d'oeil qui me revient en pleine figure
 un extrait de "bleu pétrole" de Bashung