mercredi 23 mai 2007

Quelques réflexions qui n’engagent que moi...

... Je ne voudrais pas provoquer un débat ;-)

J'ai lu avec beaucoup d'interêt l'enquête sur la bibloblogosphère francophone de Marlène Delhaye et Nicolas Morin

L’intérêt de ce genre d’études c’est qu’en plus du panorama qu’elle offre, elle nous fait réagir et nous interroger sur nos pratiques.

Je crois qu’à propos de la liberté d’expression dans un blog, la réserve ne vient pas d’une hiérarchie hostile, (pour ma part je n’hésite pas à monter au créneau lorsque je crois à quelque chose et que j’ai l’argumentaire pour le défendre, et ce, quel que soit mon interlocuteur), par contre je freine (ou m’auto-censure ?) lorsqu’il s’agit de sujets liés à des décisions politiques
ce qui arrive quand même très souvent dans notre profession, nos employeurs sont souvent des élus dont nous ne partageons pas toujours les idées mais avec lesquels nous devons composer
et il me semble difficile de parler de projets structurants en prenant position contre tout en continuant à travailler pour, Je n’ai pas encore trouvé de solutions qui me permettrait ce grand écart.

Quant à l’anonymat, je le vois comme un jeu, ce qu’est aussi le blog, un divertissement
qui se trouve être sous le feu de l’actualité d’une profession qui s’interroge sur les nouvelles pratiques des usagers et qui se pose tant de questions sur son devenir, sa fonction.
Jouer au détective, mener l’enquête pour trouver des indices : savoir qui se cache derrière tel blog (maintenant je sais que l’auteur de Marlène’s corner travaille à Aix en Provence ;-)… Reconstituer un parcours, suivre une trace, c’est vrai qu’il se créé une complicité virtuelle, allez on va dire communautariste, qui permet d’entrer au cœur des débats lors de rencontres réelles.
Et puis les effets secondaires sont parfois surprenants : en effet on n’imagine pas l’effet produit, lorsque vous assistez à une journée professionnelle, et que l’élue à la culture d’une ville qui n’est pas la votre, cite votre blog lors de son discours d’ouverture (effet bizarre et anonymat qui m’ont fait rater une bière ;-)

Le blog comme lieu de débat ne me paraît pas approprié pour des questions pratiques tout simplement, même si parfois il y a un début de débat dans les commentaires, il est difficile d’en suivre le fil, (l’intérêt d’un débat en est souvent son compte-rendu, sa modération ?)
Le blog parce qu’il n’est pas un terrain neutre empêche d’y entamer la polémique, par peur d’y voir des attaques personnelles ? car comme il est dit dans l’enquête, il empiète sur la vie privée.
La liste de diffusion s’y prête peut être mieux ? Même si parfois on est surpris de la violence des propos sur le net, ou l’écrit reste l’usage, mais ne reflète pas toujours l’humour ou l’ironie des propos si l’on ne manie pas parfaitement la langue française ( j’avoue avoir mis du temps à me remettre d’échanges assez vifs au début de disco-fr sur la refonte de la classification musicale.

Par contre le terme aiguillon salutaire, oui , car c’est un peu de cela dont il s’agit, en plus d’un besoin réel (et nombriliste ?) de dire les choses ( « à raconter ses maux souvent on les soulage »)
donner de l’information ou tout simplement inciter des collègues à s’intéresser à de nouvelles pratiques ? Peut être, mais surtout dans un réel esprit collaboratif (on ne me retirera pas de l’idée que le web 2.0 est plus qu’un sujet de conversation ou qu’un alibi justifiant la création d’un blog (Et zut je suis en train de virer sectaire !)

Le constat un peu triste ? Non surtout pas, les blogs m’ont fait avancer dans ma réflexion sur ma profession et ses enjeux et en comparaison me mette au même niveau d’information (même plus) que des collègues qui lisent la presse professionnelle ou s’informent par les circuits traditionnels.
Tout en y trouvant un réel plaisir ce qui n’était pas toujours le cas et ne l’est toujours pas lors de la lecture de certaines revues professionnelles, c’est vrai que ce ton décalé, bon enfant, me plait,
alors pourquoi bouder son plaisir ?

1 commentaire:

marlene a dit…

"(maintenant je sais que l’auteur de Marlène’s corner travaille à Aix en Provence ;-)"
Ben c'est mentionné sur le blog dans la rubrique A propos depuis le début... ;-)