jeudi 31 juillet 2008

Carnets de vacances 4

Le hasard d'un changement de campement nous a donné l'occasion de faire étape à Cajarc pour déjeuner.
Sur le moment, j'ai cru que c'etait jour de marché avec les vendeurs de breloques habituelles, mais en y regardant de plus près j'ai constaté qu'il ne s'agissait pas que de breloques, mais aussi d'artisanat, essentiellement africain.
Au fur et à mesure, de notre promenade, nous nous sommes rendus compte que c'etait tout le village qui vivait à l'heure africaine : cours de percussion, de danses, café littéraire, spectacle avec Tiken Jah Fakoly, Manu Dibango, Dobet Gnahoré, et même un hommage à Coltrane..., bref nous étions bien loin des pièges à touristes courants.
En déjeunant au PMU local, (si si c'est vrai et même que c'etait très bien !), je me suis aperçue que c'etait toute la population qui s'impliquait dans ce qui était plus qu'un festival mais une vraie fête, les enfant du village produisaient une feuille de chou quotidienne ou etaient relatés les faits marquants du jour, les interviews d'artistes... Et la distribuait gratuitement !
Nos avons assister à diverses animations, notamment une percussionniste aquatique impressionnante.
Tout le monde se cotoie du sarouel au boubou africain, et bien sur les habituels djembeman qui jouent mal, ainsi que les eternels punks à chiens (j'en vois beaucoup en ce moment, je trouve : signe d'un retour ?)
Et puis, j'ai enfin trouvé des ex68tard, restés pur jus : alors ça ressemble à quoi un baba cool des années 70 aujourd'hui ? Bin c'est pareil sauf que leurs cheveux, toujours longs ont blanchis et sont devenus rares, pour certains l'abus de certaines substances aura eu des effets définitifs sur leur dentition ... Ils vendent du thé vert à la menthe dans des bouilloires d'époque et ont un sourire en permanence accroché sur le visage, leurs enfants, eux, par contre ont l'air beaucoup plus sérieux et m'est avis que c'est eux qui tiennent la caisse du bar à thé ;-)
si l'année prochaine vous avez l'occasion de vous arrêter à Cajarc pendant le festival, faites une halte, prenez le temps, ça vaut la peine...

2 commentaires:

Franpi a dit…

Tiens, ça me fais envie ton histoire, pour Coltrane, mais surtout pour la géniale Dobet Gnahoré !
Le punk à chien revient, c'est pas étonnant, les fils à papa se portent très bien, alors ils se rebellent ;-)

Anonyme a dit…
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