censure

A cause de cette photo, Facebook a bloqué mon compte

Et je dois m'estimer heureuse car il n'a été bloqué que 24h, c'est la peine pour la seconde récidive, la première consistant en un simple avertissement, et le retrait de la photo incriminée, bien sur.
Je me demande ce que sera la punition la troisième fois ! Car il y aura une troisième, c'est obligé n'ayant rien compris à leur puritanisme éthique..
Et oui, je suis récidiviste, j'ai déjà commis une première faute, honte sur moi, faute pour laquelle j'aurais été dénoncée. Pour cette seconde fois ce serait l'algorithme qui m'aurait trouvé et aurait estimé que cette photo avait un contenu inapproprié ou un truc dans le genre.
Ca n'a pas l'air, mais Facebook est très efficace pour vous faire rentrer dans les rangs : vous êtes punis, certes, mais vous continuez à voir tout ce qui s'y passe, avec l'impossibilité de liker ou/et de commenter !
La vie continue mais sans vous ! A la punition s'ajoute la frustration !
Frustration, car vous ne pouvez pas, non plus,vous défendre, argumenter, rien, que dalle !
Sentiment terrible quand vous estimez que la punition est injuste et surtout n'a pas lieu d'être ?
La dernière fois que j'avais été punie, déjà rien que le mot "punie" me fait bondir, tant il a pour moi des relents perfides, il sent la domination, le pouvoir dans tout ce qu'il a de malsain, le jugement, l'arbitraire, l'injustice. je ne sais pas comment l'expliquer mais je déteste, alors que paradoxalement je reconnais aux tribunaux ce droit, je ne le reconnais pas à Facebook.
La dernière fois que j'avais eu le sentiment d'être traitée comme un gamine, un être irresponsable incapable de faire la part des choses : c'était en rendant des jeux empruntés dans une ludothèque avec UN jour de retard, quand la ludothécaire m'a dit vous êtes punie, j'ai cru qu'elle plaisantait, quand je me suis rendue compte que ce n'était pas le cas, je suis partie et n'y suis jamais retournée. Au détriment de mes enfants pour qui j'empruntais ces jeux.

Pour Facebook, c'est plus compliqué, vous pouvez partir et ne jamais revenir, ça n'influencera guère les statistiques et ne remettra pas en cause son fonctionnement.
Partir ce sera vous couper de votre communauté, de vos amis, ... Ou comment Facebook a su nous rendre dépendants. Nous sommes pris au piège, un piège volontaire, une dépendance volontaire, un piège affectif où, pour l'instant, le positif  l'emporte, car même si je râle, peste, m'enerve...
Le plaisir à retrouver mes collègues, connaissances, amis, famille, fait que je reste, quitte à faire attention à ce que je publie...
Quitte à m'auto-censurer ? Oui, là ça commence vraiment à me poser problème... Mes amis contre ma liberté de conscience ?

Oui, bien sur que l'on peut communiquer différemment... Avec un blog ? ;-)
A part Facebook, je ne connais aucun autre vecteur de communication aussi populaire, avec autant d'effet et autant de gens différents, qui n'ont rien à voir entre eux, ne se connaissant pas, mais se retrouvant à discuter ensemble sous des posts improbables.
Je crois que ce c'est ce que j'apprécie le plus quand je vois une conversation démarrer, dériver, ne plus avoir besoin de moi, comme si j'étais derrière le bar à servir les cacahuètes :-)

Et ironie du sort, ce matin à la réouverture de mon compte Facebook me proposait de partager ce souvenir :



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