Toulouse, le in

Un compte-rendu né d'un mélange de ce qui m'a interessé, interrogé... Bref un compte-rendu subjectif, partiel, mais qui pourra être complété bientôt sur le site de l'ACIM ou podcasté, car les conférences ont été enregistrées. J'ai décidé de faire ce compte-rendu en plusieurs épisodes, afin de ne pas lasser mes lecteurs... et moi-même ;-) et aussi parce que certains sujets méritent un post à eux touts seuls.

Tout d 'abord j'avais envie de remercier (sans tomber dans d'obséquieux hommages, d'autant plus que je suis libre de mes propos et n'ai rien à y gagner...)
Juste envie de dire que nous avions été vraiment bien reçus par tous ceux chargés de l'organisation (si on pouvait avoir le même technicien dans le futur auditorium de notre médiathèque...)
Un grand merci à Christine Desplébains, à Charlotte Henard ;-) à Pierre Rebuffet (pas si ours que ça ;-) et aux autres visages croisés tout aussi sympas mais dont j'ignore les noms.
Un hommage à l'ACIM qui se décarcasse chaque année pour nous organiser ces rencontres.
J'arrête là les congratulations, car j'ai bien sur quelques regrets : ne pas avoir pu (ou su), une fois de plus, prendre le temps de se poser, de discuter avec plus de personnes, de ne pas avoir pu mettre un visage sur des noms ( j'avais très envie de voir l'initiateur de la radio des discothécaires sur lastFM).

Après les discours d'usage nous sommes entrés dans le vif du sujet avec Laurence Allard et Olivier Blondeau :

"Culture numérique, cultures expressives"

Des chiffres pour commencer :
1 internaute sur 2 consulte un blog et 1 sur 4 continue à télécharger.

Laurence Allard a évoqué l'UGC, (note de la DLH : nann pas le cinéma) mais les contenus générés par l'utilisateur : 1 million de vidéos envoyée sur Youtube ! On est dans une pratique massive mais déjà plus dans la culture de masse.
Un champ autonome des pratiques qui efface la différence des pratiques amateures et professionnelles (les deux pratiques sont d'ailleurs toujours comparées l'une à l'autre, et qui pour Laurence Allard ne sont pas examinées pour elles-mêmes, catégories qu'elles appellent "catégories zombies" qui faussent la donne).
Nous sommes dans une culture du transfert : republication de liens (note de la DLH : sujet d'actualité d'ailleurs et qui n'est pas sans poser pb au vu des derniers évènements cf la condamnation de Fuzz)
Les premières traces de cette culture du transfet démarre avec Napster en 1999, le peer to peer matrice de cette culture de l'échange differente de la culture de bien.
Une des raisons pour lesquelles j'ai bien aimé son intervention ? :
Les blogs : considérer le blog comme journal intime est une fausse piste, il s'agit plus de carnet extime, elle a fait un parallèle avec le 18e siècle grande époque des journaux intimes :
au 18e journal intime = conquete de l'interiorité
aujourd'hui = conquête du pouvoir dire.
Le blog permet bien la circulation du contenu = on le constate ave la syndication des contenus et l'exemple des skyblog qui jusqu'en 2007 n'etait pas syndiqués.
Le blog nouveau lien social (yessssssssss)

Les réseaux sociaux : 2003 avec l'indétrônable Myspace défini comme un lien interne à son resau d'amis et externe.
J'ai bien aimé la comparaison avec la « culture de chambre d'ados » (cf Danah Boyd, déjà évoquée ici) : pas de contrôle parental. Myspace est un endroit ou l'on peut trainer ensemble. D'un point de vue sociologique c'est un processus de détraditionnalisation, de reflexivité, d'invention de soi, d'individualisme expressif (et toc !)
2001 : apparition de la notion des "natives digitaux" (cf Marc Prenski aussi évoqué ici ;-) à mettre en parallèle, bien sur, avec les "migrants digitaux", on a même entendu parler de "paléo digitaux" (note de la DLH : les bibliothécaires ? ;-)
La remixabilité et le trait caractéristique de cette culture, cette remixabilité se traduit, entre autres, par la mise a jour des bas de catalogue (longue traîne ? là je devais discuter avec mon voisin ;-)
Le web 2.0 : défini comme une affiliation plus qu'une communauté ? Comme des agrégations sociales ou l'on affiche ses gouts = fanactivisme ! (là ça m'a un peu refroidi, peut être parce que j'associe ce terme à fanatique avant tout et que je n'aime pas les intégrismes)
Et puis ce fut le tour d'Olivier Blondeau d'intervenir :

Le web 2 point 0 et le web 1. point c'est tout !

Il a évoqué le droit d'auteur, comme étant à l'heure actuelle un potentiel de créativité qui doit pouvoir se transmettre. Il a expliqué comment a démarré l'aventure de Linux en 1983 dans le Masschussets à partir d'une imprimante à réinstaller sans drivers.
Les opensources :
4 droits :
- autorisation
- etudier
- copier
- redistribuer (voire meme revendre)

on laisse gratuit mais on ajoute du service autour...
adapter à la culture cela donne les creatives commons.

150 millions d'oeuvres sous creative commons !

(et comme cela a été dit sur 150 millions il ne doit pas y avoir que de la "daube" ;-)

Photo prise par Paul Heems



Ma conclusion : j'ai bien aimé cette intervention, contrairement à d'autres collègues, peut être parce qu'elle argumente et va dans le sens ou j'ai envie d'aller ? ;-)


A suivre...

Commentaires

Banholzer a dit…
C'est bien d'avoir un bon technicien...
"Don't hate the Media, Become the Media"

Don't hate the tech guy, become the tech guy.
Moi aussi, j'ai bien aimé, sans doute un peu pour les mêmes raisons :-) J'ai notamment apprécié qu'Olivier Blondeau (aucun lien de parenté, c'est dit) évoque le "fair use" qui apporte des limitations et des exceptions au copyright (qu'on peut traduire en français par usage loyal, raissonable, acceptable)en plaidant pour son application dans le droit français. On peut rêver.
Une proposition en tout cas à soumettre respectueusement à l'IABD
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fair_use
http://www.iabd.fr/
Nicolas Blondeau
dom.lahary a dit…
Moi aussi je me réjouis qu'Olivier Blondeau ait parlé de fair use, il était dans son rôle.

Quand à l'IABD, elle s'en est inspirée dès le début en parlant "d'usages raisonnables" (cf. la partir 3 de "Pour une solution équilibrée",
http://droitauteur.levillage.org/spip/IMG/pdf/pour-une_-solution-equilibree.pdf).

Mais les ayants droits et les interlocuteurs gouvernementaux français ne veulent absolument pas en entendre parler, ce n'est pas un instant négociable, il faut le savoir. C'est tout de suite la levée de boucliers. Ils le jugent inséparable du système du copyright, dont ils ne veulent pas non plus, en tenant pour la conceoption française du droit d'auteur moral et patrimonial.

Il n'est pas au pouvoir de la seule IABD de révolutionner le système français du droit d'auteur.

(L'article de Wikipedia fait bien référence... aux Etats-Unis).

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